Un CV «vérifié et infalsifiable» pour venir à bout des tricheries

Enjoliver ses expériences professionnelles: une vilaine habitude qui, pour autant, démange tous les candidats. Les entreprises françaises, à l’image des pays anglo-saxons, contrôlent de plus en plus les CV de leurs futurs employés et veulent mettre fin au mensonge par omission.

Six CV sur dix, vérifiés par Everycheck depuis 3 ans, contiennent des écarts mineurs entre le parcours prétendu du candidat et son parcours réel. Un sur dix présente même une différence majeure entre les données stipulées sur le papier et la réalité. «Les candidats ont tendance à gonfler leurs expériences professionnelles pour répondre à des offres qui recherchent la perle rare, lance Yohan Zibi, fondateur de EveryCheck. En France, nous n’avons pas l’habitude de montrer pattes blanches, mais ça commence à entrer dans les mœurs. Les entreprises en ont marre de faire de mauvaises embauches.» La start-up propose aux entreprises de vérifier les CV des candidats en phase finale de recrutement. Plus d’un quart des entreprises du CAC40 se tournent vers ces nouvelles pratiques de contrôle. Jusqu’à présent, elles ne faisaient pas systématiquement de vérifications ou demandaient simplement une copie du diplôme, susceptible d’être falsifié. «Quand les employeurs pensent faire la vérification, ils ne la font pas totalement en fait», commente Yohan Zibi.

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